Il m’est souvent arrivée de souffrir des autres. Sans me rendre compte que moi même je faisais aussi souffrir.Etant très rigide et froide et pragmatique sous des airs de douceurs , de gentilles , de tendresse qui m’appartiennent, souvent les autres ne comprennent pas comment , je peux devenir tranchante et cassante d’un moment à l’autre. et surtout comment je peux recadrer les autres, et comment, je peux ne pas me laisser emmerder trop longtemps sans devenir hyper réaliste et donc par définition blessante !
J’ai la lucidité dévastatrice !
C’est ça la rigidité.
Je pense à un super ami que j’adore qui peut être un amour de douceur et de gentillesse vous emmenant sur les pentes les plus vertigineuses de la tendresse, de l’amour, de l’érotisme, de la complicité.
Et d’un coup ce vertige nécessite qu’on se secoue la tête pour bien tester si 2+2=4 et non 5, des fois que, le shoot aux rêves soient capable de droguer les neurones … et la réalité qu’il te renvoie alors, à comme un goût de passé, vous savez ce goût d’un bonbon qui est resté au soleil trop longtemps et n’est que sucré, ou encore cette belle aquarelle jolie mais si pastelle qui s’est payée le trop de lumière dans la tronche assez longtemps pour qu’elle ressemble à un dégueulis résiduel fadasse de fausse couche..
ouais, je sais, je pousse, c’est vous dire l’effet que cette bombe à hydrogène de la réalité fait sur moi, et comment elle me détruit !
Même si la réalité existe, rien à foutre, moi, j’ai besoin de rêver.
Car justement cette réalité ne permet pas le rêve, mais seulement les contraintes de la vie.
Personne n’a et n’aura jamais une vie de rêves, la réalité se permet sans qu’on l’ait invitée de se matérialiser devant ton nez et de te montrer comme tu es sur le point de tomber…
Bien sûr que quand on se laisse porter on peut grimper très très vite en haut de l’échelle de Richter, c’est si bon… ! ! ! ! ! ! ! ! !
C’est un orgasme neuronal !
Je suis une rêveuse, ma réalité a nécessité mes rêves pour que je m’en sorte. Car à chaque fois, elle venait me dire, cette réalité :
ne rêve pas… ! ! !
et moi, j’en ai besoin..
Envisager les possibles, c’est être maître de son destin, c’est créer son rêve de demain , c’est penser que rien n’est impossible, c’est avoir la foi et la volonté pour y arriver…
Certaines cultures sont encore trop préoccupées de savoir comment elles vont survivre, pour se donner le droit de rêver.
Pourtant c’est justement le rêve qui s’est parfois transformé en cauchemar qui a poussé les explorateurs de la terre entière à conquérir de nouveaux espaces.
Car ce rêve rend accessible ce qui n’existe pas, et donne la volonté d’y parvenir.
Sans rêve aucune entreprise ne voit jamais le jour, il faut être capable de se projeter dans cet avenir proche, car c’est lui le plus important, c’est lui qui permettra de nous montrer si le chemin que nous voulons déblayer pour avancer, va permettre au rêve de s’installer et de progresser…
Le rêve est la porte qui ouvre sur le monde qui vit en nous, quand la réalité est trop souffrante…
Quand je pars dans un délire, et que je tombe sur un terrien, assez con, pour venir me dire que ce dont je rêve est impossible, je deviens méchante !
De quoi il se mêle celui-là !
Bien sûr que avoir mon âge et tomber folle amoureuse d’un mec de 30 ans, c’est une folie que seul le rêve peut permettre.
Bien sûr que à mon âge , laisser tomber ma réalité et envisager de partir à l’autre bout du monde, c’est une folie !
Bien sûr qu’à mon âge, me dire que si la vie me donne encore des enfants, c’est que simplement ils m’etaient destinées, c’est de la folie !
Bien sur qu’à mon âge tout peut-être une folie, parce que la réalité de ma vie, se charge depuis des années de vouloir me faire croire que je n’ai pas le droit de rêver…
Bien sûr qu’il me faudra avoir encore plus d’énergie pour y arriver, bien sûr que je n’aurais pas le droit à l’erreur, bien sûr que je risque ma peau, bien sûr que retomber sur terre , c’est souffrant…
Alors à moi, d’ouvrir mon parachute assez tôt, de prévoir des coussins de la fortune du bonheur, et de me laisser tomber mollement sur ceux-ci, même si madame réalité, me criera aux oreilles,
" je te l’avais bien dit "
et à moi de lui répondre alors !
" la ferme ! ! !"
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