mardi 7 août 2007

sous les coups de l'archer , le violon sonne juste


Apres de longues péripéties, je me rends à l'évidence que celui qui est seul, se refuse simplement à être aimé.
Il est responsable de sa solitude, par peur, il se met involontairement les barrières qui éloignent les autres de lui...
je l'ai fait pendant des années, je sais de quoi je parle.
c'est grâce à Sami et à sa perséverance que je m'en rends compte...
j'arrete de fuir une realité qui me convient pour une utopie que mon mental a construit sur la base de mes peurs...
cette utopie est une fausse liberté.
La liberté peut-etre emprisonnante en elle-même et la prison, libératrice en elle-même.
Merci à toi, Ami, et plus encore, tu as su, faire une chose , c'est me montrer que le chemin de mon coeur existe, qu'il est accessible encore faut-il éclairer un peu la route..
tu t'es obstiné sur un chemin que d'autres avaient commencé à déblayer mais abandonnant face à l'adversité que j'avais su déployer sous l'influence d'un mental qui ne cessait de me montrer comme la vie à deux pouvait etre dangereuse...
comme aimer pouvait etre souffrant...
Merci de ton obstination.
J'ai failli, me perdre dans un labyrinthe dont aucune sortie n'existait,
mon âme a eu chaud aux fesses,
tu as su, simplement la recadrer dans mon corps...
et sans doute trouver le passage entre deux couloirs qui te permettrait de m'accéder...
moi, l'inaccessible...
moi qui me rendait pourtant tellement accessible, tellement je me coupais de mes propres douleurs, physiques et emotionnelles...
j'avais beau chercher, je ne me voyais pas rigide, je ne la voyais pas cette barrière interieure infranchissable, celle qui me coupait de ma sensibilité qui sous des couverts chaleureux pouvait devenir tres froide et cassante d'un instant à l'autre...
C'est en me demandant ce que toi, Sami, tu faisais dans mon entourage, que j'ai compris à quel point j'attirais à moi, ma propre ombre... dont tu m'as montrée le reflet dans ce miroir presque opaque de mon esprit embrumé et manipulé par un mental exercé à jouer son rôle protecteur...
comme il a compensé, pauvre mental toutes mes détresses d'enfant et comme j'ai souffert dans mon âme de cette injustice qui a fait naitre cette rigidité...
Si grande barrière de chine érigée en main de maître pour ne plus souffrir.
Et oui, j'ai enfin accepté que je faisais souffrir les autres, comme j'avais moi, souffert.
J'ai fait souffrir mes amis, et je m'en suis eloignée, j'ai jugé, moi qui ne supporte pas les jugements, j'ai exercé les pleins pouvoirs du procureur, alors que je ne revais que d'etre juge de paix...
je suis émue
que de temps perdu, à chercher ce que je ne voulais pas voir qui se trouvait à porter de ma main de mes yeux, de mes larmes..
Comme cette rigidité tranchante comme un sabre est la pire de mes blessures,
comme evident ont été les injustices,
comme gravissime a été mon manque de compassion,
comme je me suis fait souffrir,
comme les autres ne m'ont jamais comprise,
comme ma mère a bien joué son rôle d'initiateur de la douleur injuste...
comme je me suis éloignée sous les coups de la vie,
comme j'ai fui sans jamais me retourner...
Demain, je vais regarder ce coeur meurtri et faire la paix avec la fillette qui m'habite, lui montrer comment aujourd'hui, je sais gérer cet équilibre précaire entre yin et yang simplement en acceptant ce que les autres ont vu et que moi, je ne voulais voir..
merci sam, d'être sur ma route avec ton chèque plein de provision...

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